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Les principaux intruments

es flûtes
es cordes
es percussions
a voix
es musiciens polyvalents












es flûtes

* SIKUS (prononcer 'sikous') ou zampoñas : appelés en Europe "flûtes de pan", ils sont constitués de tubes de roseaux de longueurs progressives. Les sikus ont le plus souvent deux rangées de tubes aux notes alternées (en quinconce). On trouve aussi, par exemple au Pérou et en Equateur, des zampoñas à une seule rangée de tubes (notes alignées). Les sikus de taille moyenne sont généralement nommés Maltas, les petits Chulis, les grands Sanqas, et les très grands Toyos. Les zampoñas à une rangée sont parfois nommées, actuellement, Antaras ou Zampoñas Abiertas.
*LES NOMS des différentes "flûtes de pan" des Andes varient beaucoup selon les régions (région quechua, région aymara, Pérou, Bolivie, Equateur...). D'où les précautions prises avec les termes donnés ci-dessus... ce sont ceux qui nous ont été transmis. Ils semblent tout de même relativement consensuels, au moins dans le milieu de la musique des Andes en France.

*QUENAS : flûtes droites à encoche (et non à bec), à 6+1 trous, dont on bouche les trous pour produire des notes différentes. Elles peuvent être en roseau ou en bois, ce qui donne un son très différent. Certaines, pour un son plus pur, ont également l'encoche ou l'extrémité haute (comprenant l'encoche)faite en os. Comme pour les sikus, leur taille varie : les petites quenas sont nommées Quenillas ou Quenalis, et les grandes sont nommées Quenachos.


es cordes

*GUITARE : l�instrument est identique à la guitare européenne, mais la technique de jeu peut être très différente. On peut l'utiliser pour la mélodie, les basses, ou comme accompagnement.

*CHARANGO : c'est une petite guitare à 10 cordes doublées (c'est à dire 2x5 notes), typique des Andes, dont la caisse était autrefois fabriquée à partir d�une carapace de tatou. Aujourd'hui, les tatous étant protégés, elles sont souvent fabriquées en bois. Les petits charangos s'appellent des Walaychos et ont un son plus aigu, ils ont parfois des cordes métalliques. Les gros charangos les plus utilisés sont appelés Ronrrocos ; eux aussi peuvent avoir des cordes métalliques. Comme la guitare, on peut les utiliser comme mélodie, comme accompagnement mélodique ou comme accompagnement rythmique.


es percussions

*BOMBO : c'est un tambour au son grave et puissant. A l'origine, son "corps" est taillé dans un seul tronc d'arbre, bien qu'aujourd'hui beaucoup soient faits d'une planche de bois cerclée. A chaque extrémité, on trouve une peau de chèvre, ainsi que, parfois, un cerclage de bois (cela dépend des rythmes qu'il est destiné à jouer). Il peut être joué avec une ou deux baguettes selon les types rythmiques, frappant alternativement le centre ou le côté de la peau, le cerclage, ou encore les baguettes entre elles..

*CHAJCHAS (prononcer "tchartchas"), également appelées chaskas dans certaines régions : ce sont des sonnailles fabriquées avec des sabots de chèvres, elles sont souvent utilisées en complément du bombo.

*CASCABELES (grelots), PITO (sifflet), RECO RECO (guiro), TIC TOC (wood bloc)... : autres petites percussions utilisées pour certaines formes rythmiques.


a voix

*CHANT : la voix, instrument à part entière, ne doit pas être oubliée dans cette description. Elle tient une place essentielle dans les répertoires andins. Un grand nombre de morceaux contiennent des parties chantées (souvent à deux ou trois voix dans la musique des Andes actuelle). Selon les groupes, les régions, les rythmes, les traditions, les voix peuvent être "travaillées" à la manière européenne, "poussées" dans les aigus comme dans la région de Potosi, ou encore "naturelles", ce qui est le plus fréquent : on chante, sans forcément avoir pris des cours de chant ! Ce qui donne un type de voix spécifique à beaucoup de musiques populaires, y compris celles des Andes.

*INTERJECTIONS ponctuant les morceaux. La voix n'intervient pas que pour le chant dans la musique des Andes. Elle permet également de marquer les parties d'un morceau (comme dans une cueca ou un bailecito, par exemple), d'encourager les autres musiciens ou encore les danseurs (ou les danseuses, car les musiciens sont très souvent des hommes - pour des raisons traditionnelles que nous ne développerons pas ici). En effet, il faut rappeler que les musiques andines sont fondamentalement des musiques qui se dansent ; bien qu'aujourd'hui elles soient souvent jouées pour elles-mêmes, ce type d'interjections est toujours utilisé.


es musiciens polyvalents

L'une des particularités des interprètes des musiques andines est leur polyvalence. Chacun possède des connaissances de base en plusieurs instruments, tout en ayant une "spécialité". Notamment, il est fréquent d'avoir des bases en accompagnement (guitare, charango), en sikus et en percussions, y compris pour ceux dont ce n'est pas la spécialité. De même, tous les chanteurs des groupes sont également instrumentistes.

La "formation de base" d'un groupe de musique des Andes est actuellement autour de cinq personnes, comme c'est le cas de Chuymampi : deux flûtistes, un(e) charanguiste, un(e) guitariste, un(e) perscussionniste. Beaucoup de groupes sont plus nombreux, ce qui leur permet des arrangements plus complets. Dans ce cas sont rajoutés des flûtes, des instruments d'accompagnement (ronrocco, deuxième guitare) ou de percussions, ou encore une guitare basse, concession à la musique électrique qui permet de "remplir" les basses et donner plus de force à certains morceaux.